Actualité des Innovations et Stratégies de Veille

vendredi 4 mars 2011

La communication interne: fin de l'e-mail et découverte des outils collaboratifs

Un article des échos reprenait en février les déclarations de Thierry Breton, le PDG de la société de services informatiques Atos Origin, qui déclarait - en résumé - vouloir modifier le mode de communication interne de ses quelques 49 000 employés. L'idée est simple: le mail pollue (spam, mise en copie systématique, doublons), prend du temps, et surtout n'est pas archivé. La solution: remplacer l'e-mail par des outils de travail collaboratif, des plateformes fédérant des communautés, bref, un réseau social d'entreprise.

En clair, il n'est pas question d'abandonner la communication par voie électronique. Atos Origin ne va pas revenir aux archaïques techniques des tableaux d'affichage, du téléphone (sic), voire pire, du courrier papier. Mais il s'agit d'abandonner l'usage mono-poste, individuel des e-mails.

C'est un vrai changement dans le mode de penser la gestion de l'information interne d'une entreprise. Elle n'est plus individuelle (stockée dans des dossiers personnels), mais collective, même si la confidentialité reste de mise grâce aux messageries et aux accès restreints. La plateforme créé un espace de partage de l'information, qui permet l'archivage, la communication, la discussion. Et la mise en commun des ressources. Le push disparaît au profit du pull qui devient la règle de conduite pour une bonne utilisation de ces outils.

L'un des premier pas pour initier une action de veille ou de KM dans une entreprise est de réunir l'information dispersée dans les outils de tous les collaborateurs. Souvent, l'entreprise ignore qu'elle possède déjà une réelle force d'intelligence et d'information en interne, stockée sur chaque PC, dans chaque boite mail. Ces outils de travail collaboratifs pourraient permettre, s'ils sont utilisés de manière optimale, de redonner cette force d'intelligence en réunissant les savoirs épars.


jeudi 3 mars 2011

"Tous les étudiants sensibilisés à l’intelligence économique dès 2013" (?)

Ce titre d'un article paru dans le blog d'une journaliste du Figaro le 8 février dernier m'a laissée songeuse. Je viens d'une formation hyper axée sciences humaines (maîtrise de philosophie), avec une orientation en fin de parcours vers des questionnements liés à l'évolution du monde vers la fameuse société de l'information (DEA, puis doctorat en sciences de l'information et de la communication). Mon intérêt pour l'IE est né d'une évidence: l'information est une denrée précieuse, son traitement est une activité difficile, essentielle, et ce pour n'importe quelle organisation. Associations, collectivités territoriales, PME, grands groupes, étudiants, chercheurs : nous sommes effectivement TOUS concernés par cette impérieuse nécessité de mieux comprendre notre environnement pour agir.

Je n'ai jamais entendu parler d'IE lors de mon parcours universitaire (sauf quelques allusions en SIC), d'où un grand sentiment de "...ENFIN !" à la lecture des premières lignes de cet article. Mais mon espoir est vite retombé sur une interrogation: va-t-on VRAIMENT permettre MASSIVEMENT aux étudiants en sciences humaines (lettres, histoire, géo, langues, communication, sociologie ...) d'aborder ces notions, qui leur seront fort utiles une fois dans le monde du travail ? Parce qu'offrir quelques heures d'un professionnel de l'IE à une licence de lettre classique ne tombe pas vraiment sous le sens à l'heure de faire le point budgétaire... Or les débouchés de cette filière, par exemple, sont nombreux à pouvoir profiter d'une acculturation à l'IE : le tourisme, la communication, la recherche, l'enseignement ...

En tout cas, si les UFR de philosophie veulent tenter le coup, je suis partante !


jeudi 14 octobre 2010

mais où sont mes dossiers ?!

Serendy est en plein cartons. Nous avons déménagé cet été, et le temps de retrouver mes marques, mes cartons, mes étagères, pas de temps pour le blog. Quand mon esprit sera un peu plus libre je reprends la communication!

vendredi 28 mai 2010

La culture en mosaïque

La représentation de l'information est un sujet passionnant. L'ère des icônes, des images, de la vidéo et de la cartographie sonne peut-être la fin des listes, et espérons-le, celle de la pensée linéaire ... Un très bon exemple est la représentation imagée des évènements culturels en France proposé par le site Culture Box de France 3. Je n'ai pas noté si ce site était récent ou non, si je suis la dernière à le découvrir, ou bien si c'est encore un scoop...mais l'idée est géniale et mérite d'être diffusée. Un moteur de recherche géographique, thématique ou par mot clé permet d'afficher sur l'écran une mosaïque d'images présentant les évènements à venir dans sa région. Il suffit de passer la souris dessus pour obtenir les infos essentielles. Intuitif, efficace, et en plus c'est beau ...


mardi 18 mai 2010

Serendy est organisme de formation enregistré

Enregistré sous le numéro 72 33 07922 33. Les stagiaires participant à nos formations peuvent donc bénéficier du crédit d'impôt formation.

"Les petites et moyennes entreprises imposées d'après leur bénéfice réel ou exonérées[...] peuvent bénéficier d'un crédit d'impôt au titre des dépenses de formation de leurs salariés à l'économie de l'entreprise et aux dispositifs d'épargne salariale et d'actionnariat salarié qu'elles exposent auprès d'organismes de formation figurant sur une liste arrêtée par le préfet de région"

Renseignez-vous : près de 25% de la somme engagée dans la formation peut vous être remboursée en crédit d'impôt.

voir Légifrance
Plus d'info sur Comment ça marche

mardi 27 avril 2010

Journée de l'IE à Bordeaux (IAE)

Mon intérêt pour le développement de l'intelligence économique en Aquitaine est toujours très présent, et il commence par la réalisation - progressive - d'un tour d'horizon des acteurs en présence dans cette région. Je viens de recevoir une information intéressante sous forme d'invitation à une journée de l'intelligence économique, à laquelle il y a de fortes chances que je participe et qui mérite d'être diffusée. Il y a encore trop peu d'opportunités de rencontres de cette sorte.

Cette journée est organisée par lAssociation des étudiants en Intelligence Economique de Bordeaux (AIEB), le 6 mai prochain dans les locaux du PUSG de Bordeaux.

Le programme et la présentation de l'association sur leur blog : http://aieb33.wordpress.com/

mardi 16 mars 2010

Intelligence économique & élections régionales

Quid des discours sur l'IE en cette période électorale? Très rapide revue de l'actu sur le web:

"Cette démarche s’appuiera sur la création de réseaux d’entreprises innovantes, la mise en place d’une agence de « prospective et d’intelligence économique et sociale », la rationalisation des structures de prospection et d’aide à la création d’entreprises, l’utilisation d’un fonds régional d’investissement et de restructuration", Alsace, Jacques Bigot.

"En s’appuyant sur un programme basé sur l’intelligence économique, sur la notion de développement « convivial » axé sur les énergies durables, notre région amplifiera la création de richesse et d’emploi", Langedoc Roussillon, Fabrice Mur pour George Frêche.

"le rôle de l'Internet dans le développement économique reste primordial. Son bon usage permet à nos entreprises de conserver leurs positions sur les marchés mais aussi favorise l’intelligence économique afin d’en gagner de nouveaux"Claude Gewerc, Picardie.

"Autre action nouvelle : le financement à 100% par la région de l’accès à des services individuels de veille et d’intelligence économique". Conseil régional de Bourgogne



A voir sur le sujet : L'enquête sur les pratiques de veille et d'Intelligence économique en Bretagne, réalisée auprès de 226 entreprises par l'Arist Bretagne.

La référence blog sur l'IE en CCI: http://www.vedocci.fr/

mercredi 10 mars 2010

Presse et numérique: le devoir d'innover

Hier débat à l'IJBA sur le thème "presse et numérique: le devoir d'innover".
L'idée est admise par tous : les médias sociaux, entre autres, poussent les organismes de presse traditionnels dans leurs retranchements, tant en termes de modèle économique, de contenu que de temporalité.
Mais comment innover? comment mettre en place de nouvelles stratégie dans un monde opaque, dans un univers dont les codes ne sont pas maîtrisés par les grands groupes de presse?

Des résumés du débat ici: http://www.aqui.fr,
et là: http://www.ijba.u-bordeaux3.fr/
et aussi sur twitter : #debnum

Un point intéressant : celui de la temporalité. Comment peuvent se démarquer les médias traditionnels dans un univers de flux ? L'idée de la majorité des acteurs de ce secteur est d'adopter une stratégie basée sur plusieurs temporalités : le flux et l'immédiateté, avec les outils web et réseaux sociaux, l'actualité quotidienne, avec les parutions de la PQN et de la PQR, et le temps long de l'analyse, de la réflexion, de l'expertise et de l'échange, avec les magazines, les dossiers web.

Quels sont les médias qui peuvent d'ores et déjà jouer sur tous ces tableaux ? Un seul journaliste peut-il remplir simultanément toutes ces tâches ou bien la presse devra-t-elle couvrir des évènements sous plusieurs angles, et avec plusieurs journalistes sur le terrain ?